Alors que l’Appel de Genève entame sa deuxième année de travail en République Démocratique du Congo (RDC), l’organisation a récemment observé des exemples concrets indiquant une amélioration du respect des civils par certains groupes armés avec lesquels l’Appel de Genève est en dialogue. Au Nord Kivu, l’Appel de Genève a initié des discussions avec quatre groupes armés actifs et a déjà formé au cours des derniers mois, plus de 200 officiers et combattants au droit humanitaire et en particulier aux règles régissant la protection des enfants et l’interdiction des violences sexuelles.

En février 2016, lors d’une attaque contre des forces belligérantes, le groupe armé Mai Mai, Nduma Defense of Congo – Rénové a annoncé avoir recueilli certains membres appartenant aux familles des combattants ennemis dont essentiellement des femmes et des enfants et les avoir remis à une organisation humanitaire experte en protection.

De leur côté, selon des sources confirmées, le groupe Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain (APCLS) a remis aux forces gouvernementales, devant témoins, un de leurs soldats capturé en mars 2016 et traité humainement par le groupe pendant sa détention. Le même mois, l’APCLS a refusé un mineur de 15 ans qui voulait adhérer au mouvement et l’a reconduit dans sa communauté. Avec le soutien de l’Appel de Genève, ce mouvement avait en effet modifié son code de conduite en janvier 2016 pour interdire le recrutement d’enfants de moins de 18 ans.

Enfin, l’APCLS a récemment demandé conseil à l’Appel de Genève sur les mesures à prendre suite à un cas de viol sur un enfant commis par un de leur combattant. L’Appel de Genève leur a recommandé de transférer le combattant aux autorités judiciaires étatiques en expliquant que leur mouvement n’avait pas les capacités de respecter les exigences de jugement équitable stipulés dans le droit international humanitaire.  Le combattant a depuis été remis aux Forces armées de la RDC.

Selon Marie Coutin Lequin, Responsable de Programme pour la RDC, « même si les violations du droit humanitaire par les acteurs armés restent malheureusement courantes au Nord Kivu, il est important de noter et d’encourager les efforts qui vont vers un respect accru des populations civiles et des normes humanitaires ».

L’Appel de Genève continue sans relâche son travail de dialogue avec quatre groupes armés au Nord Kivu et prévoit d’entamer des négociations avec un cinquième au cours des prochaines semaines.

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